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La loutre dans l'art et la littérature

est curieux de constater que la loutre a relativement peu inspiré les écrivains et les peintres. Vers la fin du Moyen Age elle apparaît dans certaines des enluminures du 'Livre de la Chasse' de Gaston Phébus. A l'époque, la loutre était un animal commun et, au lieu de la chasser tout bêtement, des pêcheurs se sont mis à l'apprivoiser. Il en résultait un animal de compagnie surprenant, capable de capturer les meilleures truites, ce qui facilitait la tâche des pêcheurs. Ainsi, en 1853, Antoine Laurent Apollinaire Fée écrit : On prétend avoir dressé la loutre à rapporter le poisson qu'elle pêche. Cet animal est courageux; il défend ses petits avec une grande résolution, même contre l'homme. On a vu une loutre vivre familièrement avec un chat; elle se plaisait près du foyer, et donnait à son maître des preuves évidents d'affection (extrait de : Études philosophiques sur l'instinct et l'intelligence des animaux) La loutre est aussi présente dans la mythologie scandinave. En anglais, loutre se dit 'otter'; en allemand on parle de 'Fischotter', ce qui fait allusion à ses préférences alimentaires. En espagnol, loure se dit 'nutria', mot qui désigne le ragondin en anglais. En latin 'lutra' serait issu de *utra par croisement avec lutum (boue). Dans *utra on peut retuver le grec enydrio.


HISTORIQUE
XIIIe s.— Plus set d'engien que ne set loutres (Bibl. des chart. 4e série, t. V, p. 469)
XIVe s.— Loutre est une beste qui merveilleusement destruict toutes eaues douces de poissons ; et qui bien le veut prendre à force de chiens, si le chace en mars ou en septembre, que les eaux sont basses et les herbes petites (Modus, f° XLI)— Les espraintes [fiente] de la loutresse sont ung petit plus noires et plus cleres [que celle du mâle] (ib. f° XLI, verso)
ÉTYMOLOGIE
Anc. wallon, loths ; Berry, leûre, loure ; provenç. luria, luiria, loiria ; esp. lutria ; port. et ital. lontra ; du lat. lutra. D'après Varron (L. Lat. V, § 79), lutra est pour lythra, et vient du grec, parce qu'on dit que la loutre coupe les racines des arbres sur les rives ; mais ce mot ne se trouve pas en grec. Bien qu'on ne puisse s'empêcher de rapprocher les noms sanscrit udra et allemand Otter de cet animal, on ne voit pas comment l-utr a aurait pris un l prosthétique.



Article du Littré (1880)
S. f. Petit quadrupède carnassier de la famille des martres.
• La loutre est un animal vorace, plus avide de poisson que de chair, qui ne quitte guère le bord des rivières ou des lacs et qui dépeuple quelquefois les étangs (BUFF. Loutre.)
• La loutre, qui sait si bien faire la guerre aux poissons, ne se creuse point de domicile ; mais elle profite habilement des cavités qu'elle rencontre (BONNET Contempl. nat. XII, 30, note 1)2. S. m. Un loutre, chapeau, manchon, etc. fait avec le poil ou la peau de la loutre.Cet emploi n'est plus guère en usage aujourd'hui. On dit : casquette de loutre, fourrure de loutre.

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La loutre dans la littérature pour enfants
La plus célèbre loutre littéraire s'appelle Tarka et elle est due à l'imagination de l'écrivain britannique Henry Williamson, qui publia ce récit en 1927. Tarka la loutre, sa joyeuse vie dans l'eau et sa mort au pays des Deux-Rivières (Tarka the Otter, His Joyful Water-Life and Death in the Country of hte Two Rivers raconte l'histoire d'une loutre du Devon, d'après ses propres observations de la nature. Tarka, dont le nom signifie "petit vagabond de l'eau" grandit aux côtés de sa mère et de ses soeurs et apprend à survivre, à pêcher et à se méfier des pièges et des chasseurs avant de se retrouver seule, de parcourir la rivière et d'affronter d'autres dangers.



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